24 février 2007

Gélinotte et compagnie

Jour 7 : Quoi, c’est déjà fini ??
Ce matin je me réveille naturellement, pas de sonnerie, dans le noir, le jour ne filtre pas, j’ai des images plein la tête, avec l’impression confuse que tout va s’animer, que c’est le calme avant l’effervescence, que ça va se mettre à bouillonner, on va faire coucou les petits, le thé, pain frais, nutella, confiture, cris et rires divers, on se prépare doucement, il fait beau… Mais non, enfin si il fait beau, mais tout reste calme, on est à Lyon, on est 2, on ne crie pas, et on ne mange plus de nutella, parce qu’en dehors des vacances, il paraît que ça fait grossir, pfff…. Vous me manquez tous, je vous aime, et pour ceux qui ne comprennent pas tout, petit retour en arrière…


Jour 0 : 21h30, arrivée dans la neige
Il fait nuit, premiers coucous de la semaine devant le Panoramic, on a un super appart, un super canapé lit dernier cri, on est à la Rosière 1850, demain on va skier, youpi youpi !


Jour 1 : Mise en jambes
Que faire quand l’unique chemin s’offrant à vous est une noire barrée et donc potentiellement dangereuse ? C’est simple, il suffit de faire confiance aux gens qui nous affirment « oui oui, le bout de route rejoint bien une piste rouge ». Ok c’est donc parti pour le bout de route, qui rejoint effectivement une rouge… après avoir traversé un mini précipice parsemé de diverses végétations ! Bon, 500m à remonter en escaliers, ou les minis arbres ? Les minis arbres… On est tous arrivés indemnes sur la rouge, tout va bien.

Que faire quand on se rend compte en s’asseyant sur le télésiège qu’on a laissé un ski sur place ? On cogite pendant l’interminable montée sous un vent gelé, tout en méditant sur le poids d’un ski, le pied gauche étant devenu étrangement léger… et en arrivant, magique, comme une princesse, le télésiège ralentit rien que pour moi qui descend en sautillant, et mon ski arrive royal sur la banquette suivante, un grand merci au personnel des remontées mécaniques de la Rosière, vous êtes super :-).

Que faire quand des tibias habitués à se balancer devant la télé expriment violemment leur colère d’être ainsi broyés dans des chaussures lunaires rigides ? On fantasme sur les chaussures des surfeurs qui ont l’air tellement, mais tellement confortable, de vrais chaussons, ahhh, enfin bref et sinon on prend son mal en patience, et ça marche, au fur et à mesure des jours ça allait mieux, ouf.


Jour 2 : Scuola sci
Grand beau, vent très faible : on part en Italie ! La Thuile nous ouvre ses portes et psychologiquement c’est méga chouette, concrètement c’est pareil qu’en France mais bon ça fait des pistes en plus, on prend des sandwichs au pif dans la carte parce qu’on est nul en italien, on gagne une canette de fanta gratuite (oubliée au pied d’un transat vert face au soleil, ahhhh) et c’est la fête.

Première et dernière chute de la semaine pour moi : skis plantés dans la poudreuse sur un minuscule à côté de pise et plouf, plongeon arrière, c’est froid j’en ai dans le cou, marrant.

Pour se remettre, gratin de crozets le soir, hum, à tomber par terre, vive la montagne, ça nous gagne.


Jour 3 : Crabes et crêpes
Mardi gras, on ressort les vieux bonnets d’enfants, on déguise les petits en crabe (très facile : enfiler des gants taille adulte à un enfant de 1 ou 3 ans, au choix, ça fait des crabes), et le soir on mange des crêpes, ahhhhhhhhhhh je me fais du mal là pour vous à me remémorer tout ça !! Et on en mange tellement, des crêpes, qu’on refait de la pâte en cours de route, et on remange tout, vive la montagne bis.

Niveau neige, toujours grand beau, on va manger dans la poudreuse italienne très accueillante, ma sœur ramène un souvenir : un BN en neige, coolissime, et moi je fais ma trace dans la poudreuse, je me vautre en arrière et le résultat : un mini rond pour la tête, 2 petits bras et un truc énorme en dessous, ridicule, mais drôle, si si !


Jour 4 : Journée en amoureux
Ski à 2, photos, piste-balade au milieu des sapins, et le soir, début de coup de barre, c’est fatigant le ski mine de rien...

En rentrant « plongée sous marine », comprendre le bain des petits, que j’ai eu l’immense honneur de superviser, et les petits ça aime l’eau, surtout quand il y en a partout, bref, moment fort sympathique et euh, mouillé :-).

Un peu plus tard, c’est l’heure du repas, et là, quel est le synonyme de 1h30 de calme ? Pinocchio le robot ! Captivant apparemment ce truc, en tout cas les petits comme certains grands se sont mis en brochette sur le canapé et on ne les a plus entendus de la soirée, c’était très mignon !


Jour 5 : Panoramic power
Comment skier en arrière sans regarder en arrière ? C’est simple, il suffit de faire confiance à sa sœur ! Les skis dans les skis, nous avons donc réussi je ne sais comment à faire 1 virage avant de nous arrêter miraculeusement juste quand ça devenait assez pentu, expérience intéressante, à limiter aux pistes vertes de préférence !

C’est statistique, à la montagne on fait son repas amélioré le jeudi, et donc, aujourd’hui, raclette party ! A 15 en comptant le chien et les 2 petits, on a englouti de la raclette fumée, fermière, nature, même combat, en quantité industrielle, et on a terminé la soirée avec LA GROLE !! Il est des nô-ôtres, etc, on s’en met partout, on chante, comment ça on est tous bourrés ?!? Mais non…


Jour 6 : On reste zen...
Dernier jour, on retente le ski en arrière pour faire comme John le moniteur en vert fluo, on ne tombe même pas, on dit au revoir à nos skis bien aimés, nos chaussures moulées à nos mollets et on s’envoie quelques glaçons dans le cou pour faire bonne figure, on essaye de penser à autre chose en faisant son sac et il ne reste plus qu’à faire du pain perdu avec les 48 baguettes qui restent (bon d’accord j’exagère), ce fut très bon, on dit aussi au revoir à la piscine à laver qui fait des bulles (eh oui il y avait un jacuzzi dans la résidence, ahhhhh), et voilà, maintenant comme à la fin d’un concert on se lève et on crie « encore, encore », mais faudra attendre un peu, heureusement qu’il y aura tout plein de choses en attendant, Pâques par exemple, tiens mais c’est dans pas longtemps d’ailleurs, alors haut les cœurs :-).

3 commentaires:

Heintz Isabelle a dit…

Quel talent d'écrivain !! C'est super ce que tu as écrit : tout tendre, simple, sincère et plein d'humour à la Amélie Poulain !! Je me suis replomgée quelques minutes dans l'ambiance. Nous avons également passé une super semaine avec vous tous. C'est à refaire !!!
PS : Julien a été très enthousiaste (pour ne pas dire énervé !)cette semaine là et maintenant il est plus calme. Eloïse a retrouvé la forme.

Céline a dit…

Jooooooooohhhhnnnnn le bronzé !!!! Un maître pour tous.

Ti Pingu a dit…

Après un tel résumé, mignon, rigolo, pense souvenirs, montagne, soleil et surtout ti n'enfants qui lugent partout, sourires, famille... je n'ai rien d'intelligent à ajouter.

Ah si : vivement les prochaines vacances à la montagne ! (en été cette fois ? pour un peu de marche à pied ?)